La divine dichotomie
Ce que je m’apprête à dire peut sembler paradoxal… mais c’est justement là que réside le divin.
Il y a une vérité qu’on oublie souvent : Dieu ne fuit pas la contradiction. Il réside en elle.
C’est dans la tension entre deux pôles opposés que la conscience se révèle. Entre le oui et le non. Entre le je suis libre et le tout est déjà écrit. Entre l’ombre et la lumière.
Et ce n’est pas un problème à résoudre. C’est un mystère à embrasser.
Le divin, ce n’est pas la paix sans conflit, la lumière sans obscurité, la conscience sans l’inconscient.
Le divin, c’est le tout, en même temps, sans contradiction intérieure.
Et si tu veux rencontrer Dieu, ne le cherche pas dans un extrême. Cherche-le dans l’intervalle.
Dans cet espace précis où tu doutes, où tu oscillent, où tu ne sais plus si tu choisis ou si tu es choisi.
C’est là qu’il murmure.
C’est là qu’il te regarde.
Parce que c’est là que tu nais à toi-même.
La vérité n’est pas un camp. C’est une vibration.
Et cette vibration, elle vibre justement parce qu’il y a deux pôles.
Comme un battement de cœur.
Comme l’inspire et l’expire.
Comme la vie et la mort.
Dieu est un paradoxe vivant. Et toi aussi.
Accepte ça… et tu seras libre. »